Nouvelle parution

Presses de L'Université de Montréal

 

 

 

Faut-il redouter, ou réclamer la surveillance? Menace-t-elle nos droits, ou réussit-elle à assurer notre sécurité quotidienne? Les technologies employées sont-elles les panacées des problèmes d’ordre social de la modernité tardive, ou de nouvelles formes de contrôle des populations?

 

En fait la réalité est bien plus complexe que ces oppositions binaires le laissent entendre. Cet ouvrage conçoit la manifestation de diverses stratégies, technologies, cibles et conséquences de la surveillance commet une série de « sphères »  où êtres humains, dispositifs et processus interagissent et produisent une gamme pratiquement infinie d’agencements.  De l’univers du magasinage à celui des policiers qui traquent les criminels de carrière, en passant par la surveillance des usagers des transports en commun et des internautes, l’éclosion effrénée  de nouvelles sphères de surveillance reste une constante des sociétés occidentales au 21e siècle.

 

CHAPITRES :

Introduction : qu’est-ce que la surveillance ?
Stéphane Leman-Langlois

 

Les nouvelles géométries de la surveillance

Dispersion et résistances
Benoît Dupont

 

La « loi de Megan »
prédateurs sexuels sous surveillance publique
Patrick Laurin
Stéphane leman-Langlois

 

La transnationalisation de l'échange des données à
caractère personnel à des fins de sécurité. De graves
impacts sur les trajectoires et le vécu des individus ?
Didier Bigo
Pierre Piazza

 

Surveillance et procédures judiciaires
L’affirmation d’un pouvoir judiciaire proactif
Antoine Mégie

 

Surveillance libérale et surveillance souveraine
Sur deux types idéaux de surveillance
Fabien Jobard
Dominique Linhardt

 

Les processus de veille opérationnelle et
science forensique pour suivre
des problèmes de sécurité
Olivier Ribaux
Thibault Genessay
Pierre Margot

 

Sécurité et surveillance
Modes de contrôle visuel des infrastructures urbaines
Stéphane Leman-Langlois
avec Gabriel Larivière-Bélanger

 

Vidéosurveillance et ordre commercial
dans une propriété privée de masse
Anne-Marie Pratte
Stéphane Leman-Langlois

Photo : Tate Modern, LondresStéphane Leman-Langlois
 
 
 
 
   

 

 

 

 

 

DIDIER BIGO
Professeur,  Sciences-Po Paris/CERI et professeur au King’s College, à Londres, au département des War Studies. Il est éditeur de la revue International Political Sociology et de Cultures et Conflits. On peut trouver son cv complet à didierbigo.com. Ses publications récentes comprennent Bigo, Didier, Sergio Carrera, Elspeth Guild, Rob Walker (Eds) (2010).Europe's 21st Century Challenge: Delivering Liberty and Security. Londres, Ashgate ; Bigo, Didier, Emmanuel-Pierre Guittet, Amandine Scherrer (dirs.) (2010). Mobilité(s) sous surveillance. Perspectives croisées UE - Canada. Montréal, Athéna ; Didier Bigo, Philippe Bonditti, Julien Jeandesboz, Francesco Ragazzi. (2011) « Border and Security: the Different Logics of Surveillance in Europe ». A. Rea, S. Bonjour et D. Jacobs, The others in Europe: Legal and Social Categorization in Context. Brussels, ULB Press ; Bigo Didier. (2011). « La sécurité en jachère » P. Artières, J.-F. Bert,  F. Gros et J. Revel, Foucault. Paris, Cahiers de l’Herne ; Bigo, Didier. « Security, Surveillance and Democracy ». (2011). K. S. Ball, K. Haggerty et D. Lyon, The International Handbook of Surveillance Studies. Londres, Routledge.
 

BENOÎT DUPONT
Benoit Dupont est Directeur du Centre international de criminologie comparée de l'Université de Montréal. Il est également titulaire de la Chaire de recherche du Canada en sécurité et technologie et président de l'Association internationale des criminologues de langue française. Ses intérêts de recherche actuels portent sur la gouvernance de la sécurité ainsi que sur la coévolution de la technologie et de la délinquance.
 

THIBAULT GENESSAY
Issu du monde de l’informatique (École polytechnique fédérale de Lausanne), Thibault Genessay est chercheur à l’Institut de police scientifique où il prépare une thèse de doctorat en analyse criminelle. Il s’intéresse particulièrement à la modélisation de l’information forensique et à la formalisation des processus de raisonnement sous-jacents, dans une perspective de veille opérationnelle.
 

FABIEN JOBARD
Fabien Jobard est chercheur au CNRS, affecté au Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (UMR8183). Il consacre ses travaux à la sociologie des questions pénales, qu'il aborde à travers plusieurs recherches empiriques, en particulier sur la justice pénale et la discrimination, les politiques de sécurité et la surveillance. Il a récemment co-dirigé, avec Dave Waddington et Mike King, Rioting in France and the UK (Willan, 2009).

 

GABRIEL LARIVIÈRE-BÉLANGER

Gabriel Larivière-Bélanger termine sa maîtrise en sociologie à l'Université Laval et est chercheur associé à la Chaire de recherche du Canada en surveillance et construction sociale du risque.
 

PATRICK LAURIN
Patrick Laurin a obtenu son baccalauréat (2008) et sa maîtrise (2011) en criminologie à l’Université de Montréal. Depuis janvier 2011, il est chercheur associé à la chaire de recherche du Canada en surveillance et construction sociale du risque.
 

STÉPHANE LEMAN-LANGLOIS
Est professeur de criminologie à l’Université Laval, Québec. Il détient également la Chaire de recherche du Canada en surveillance et construction sociale du risque (social-surveillance.com). Ses récentes publications comprennent (2011) Technocrime : Policing and Surveillance, Londres, Routledge et (avec Jean-Paul Brodeur, 2009), Terrorisme et Antiterrorisme au Canada, Montréal, Presses de l’Université de Montréal.
 

DOMINIQUE LINHARDT
Dominique Linhardt est chercheur au CNRS, affecté à l'Institut Marcel Mauss (Groupe de sociologie et morale) de l'École des hautes études en sciences sociales (UMR8178). Il consacre ses travaux à la sociologie de l'État et de ses transformations, qu'il aborde à travers plusieurs prismes empiriques, dont la surveillance.
 

PIERRE MARGOT
Le professeur Pierre Margot est depuis 1986 titulaire d’une chaire en science forensique à l’Université de Lausanne(Suisse). Auparavant, ses recherches l'avaient conduit à l’Université de Strathclyde à Glasgow, à Salt Lake City aux États-Unis, en toxicologie, à l'École polytechnique fédérale à Lausanne pour une recherche en chromatographie, puis à l'Université nationale australienne (ANU, Canberra) pour une recherche et des développements dans le domaine de la dactyloscopie. À l’Université de Lausanne, il a créé un centre de recherche très actif (plus de 60 thèses de doctorat durant les 20 dernières années) afin de contribuer au développement de la discipline comme facteur déterminant dans le renseignement et l'enquête, ainsi que de procurer des moyens de preuve solides et mesurables pour les tribunaux. Son groupe a publié plus de 220 articles dans des revues expertisées en science forensique dans les 10 dernières années.
 

ANTOINE MÉGIE
Antoine Mégie, maître de conférences à l'Université de Rouen. Directeur de la revue Politique européenne et membre du comité de rédaction de la revue Cultures et Conflits.  Membre du groupe de recherche Polilexes sur les juristes dans le gouvernement de l'Europe (CRPS/Université Paris I Panthéon-Sorbonne) et chercheur associé au CICC.
 

PIERRE PIAZZA
Pierre Piazza est Maître de Conférences en Science politique à l’Université de Cergy-Pontoise et membre du CESDIP/LEJEP. Spécialiste de la socio-histoire des dispositifs étatiques ’identification et de leurs enjeux, il a publié de nombreux ouvrages et articles sur le bertillonnage, la dactyloscopie, les fichiers de police, l’encartement et la biométrie.
 

ANNE-MARIE PRATTE
Anne-Marie Pratte a obtenu sa maîtrise en criminologie à l’Université de Montréal en mai 2009. Son mémoire portait sur la surveillance dans les propriétés privées de masse. Elle travaille actuellement comme analyste aux renseignements criminels pour un service de police.
 

OLIVIER RIBAUX
Analyste criminel à la police cantonale vaudoise (Suisse) durant une dizaine d’années, Olivier Ribaux est aujourd’hui professeur à l’École des sciences criminelles de l’Université de Lausanne.