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Sécurité Privée et Technologie
Notion de surveillance

La surveillance à toujours été un élément important et utilisée par les différentes sociétés pour s'informer sur les intention des gens, mais aussi pour s'en protégeré. Par le passé, la surveillance pouvait être effectué par des citoyens afin de surveiller les rues de la ville contre toutes formes de menaces. Aujourd'hui, la situation est simillaire avec les services de police qui patrouille dans les rues. Toutefois, avec l'arrivé de la technologie, la surveillance est devenu de plus en plus efficace et discrète. La technologie permet de voir plus, à de plus grande distance et en temps réel (Haggerty & Ericson, 2006). Cette surveillance implique que divers acteurs compilent et analysent l'information obtenue pour ensuite être en mesure de gouverner leurs activités (haggerty & Ericson, 2006). Toutefois, la surveillance peut être de deux ordres. Le première consiste à surveiller la majorité par la minorité (panopticon) alors que la seconde cherche à surveiller la minorité par la majorité (sinopticon). Alors que la première est une méthode plus régulièrement utilisé par les diverses institutions gouvernementales ou privées, la seconde est plus souvent réalisé par les différents médias qui permettent à la population d'observer et d'analyser le comportement de la minorité. Bien que le concept de sinopticon représente un avantage pour l'ensemble de la population, l'information qu'elle diffuse peut facilement être manipulé. Toutefois, dans le cadre de ce document, nous nous attarderons pas sur cet aspect.
Dans un contexte de surveillance, plusieurs acteurs peuvent être impliqués et ceux-ci se divisent en deux catégories. La première concerne l'« acteur surveillant » qui tente d'obtenir des informations sur des « sujets » qui doivent être surveillé (Marx, 2006). Selon l'organisation et le rôle de l'acteur surveillant, la surveillance peut être comprise à l'intérieur de son rôle ou bien être extérieur à celui-ci. Pour les policiers comme pour les agents de sécurité privée, la surveillance est un aspect important de leur mandat. En patrouillant, le policier et l'agent de sécurité surveille constamment le comportement des individus. Pour d'autre, la surveillance est secondaire à leur mandat principal. En plus de la surveillance effectuer par les différents acteurs, les individus font aussi de l'autosurveillance afin de contrôler leur propre comportement, mais aussi afin d'éviter certains lieux et ce, pour éviter le risque d'être détecté (Marx, 2006).
La surveillance qui est effectuée par les différentes organisations peut être de deux ordres. Dans un premier temps, la surveillance peut être symétrique. Dans cette situation, autant l'acteur surveillant ou le sujet de la surveillance on les moyen de se surveiller mutuellement. On peut prendre l'exemple de deux compagnies qui vont tenter de se surveiller l'un l'autre afin d'obtenir des informations prévilégié. Dans un deuxième temps, la surveillance peut être asymétrique. Dans cette situation, la surveillance est unidirectionnelle et l'information circule uniquement du sujet surveillé vers l'acteur surveillant. On peut prendre l'exemple d'un service de sécurité dans un grand centre commercial qui observe les différents clients et l'information qu'ils en obtiennent. Dans tous les cas, « l'information circule dans un sens unique et est utilisé pour contrôler, gérer, prendre des décisions face au comportement des sujets et les appliquer » (Marx, 2006).
Par contre, il est nécessaire d'apporter certains faits importants à cette surveillance. Comme tout système, le phénomène de surveillance à aussi ses effets pervers. Avec la monté croissante de la surveillance, plusieurs peuvent se demander se qu'il advient du droits à la vie privée. Toutefois, ce droit à la vie privée peut être limiter dans ses capacités d'action. Haggerty & Ericson (2006) identifie différents facteurs qui limite les capacités du droit à la vie privée. Le droit à la vie privée limite principalement les institutions étatiques et n'empêche pas les organisations non gouvernemental d'effectuer de la surveillance. Les poursuites effectuées par des citoyens ou des groupes de civil sont souvent dirigées contre des institutions ligitimes. Finalement, la protection de la vie privée a toujours été inconfortable vis-à-vis le fait que les institutions peuvent toujours utiliser des réseaux informels pour obtenir l'information lorsqu'il la juge nécessaire. Dans les contextes actuelles, le droit à la vie privée est de plus en plus limité. Cette réalié est d'autant plus vrai dans des contextes de propriété privée ouvert au public et à l'intérieur de laquelle, les individus sont constamment surveillés.
Un autre effets pervers peut se réaliser par les stéréotypes raciaux des individus (haggerty & Ericson, 2006). Ces préjugés peuvent amener les opérateurs à concentrer leur surveillance sur certains groupes d'individu particulier. Une telle réalité amène une sureprésentation à l'intérieur de la surveillance de certains groupes ethniques par rapport aux autres. Une autre situation qui peut s'avérer problématique concerne les erreurs de saisie à l'intérieur des différents systèmes. Les utilisateurs peuvent faire des erreurs lorsqu'il rentre le nom, l'adresse ou l'âge d'un individu dans leurs différentes bases de données. De tel erreur peuvent amener des problèmes d'identification des individus. Les decisions et les actions qui peuvent être prise par la suite sont ou peuvent être erroné et conduire à des problèmes importants.

 
3.1 Une application à la sécurité privée

En sécurité privée, la surveillance est omniprésente et particulièrement nécessaire. Dans tous les cas, la surveillance est utilisée afin de contrôler le comportement des différentes personnes s'aventurant sur le territoire des organisations privées. Dans biens des cas, cette surveillance est accepté par les différentes personnes. On peut prendre l'exemple de la surveillance de nos transactions bancaires effectuées par les institutions financières. Cette surveillance leur permet d'accumuler une quantité importante d'informations sur nos habitudes d'achats ainsi que sur les endroits que l'on fréquente. Cette surveillance est majoritairement accepté due au fait quel est justifié par des motifs de sécurité. La surveillance est mise en place pour assurer la sécurité des transactions de tous et chacun contre l'éventuelle possibilité d'être victime d'une fraude. Par cette utilisation, on cherche à diminuer les risques de victimisation pour les consommateurs ainsi que pour l'institution financière.
Si l'on prend le concept et qu'on l'applique à l'intérieur d'un environnement commercial (propriété privée de masse), la surveillance est elle aussi présente et effectuée de manière constante. Dans la majorité des grands centres commerciaux ou tour à bureau, les différentes technologies de surveillance sont présente pour assurer un contrôle sur les comportements des individus. La surveillance et l'accumulation d'information peut s'effectuer par les systèmes de télésurveillance, de contrôle d'accès et par les logiciels de rapports d'évènement. La télésurveillance permet l'acquisition d'information sur différents individus particuliers. Une personne ayant commis un acte criminel peut voir ses actions enregistrées par le système de télésurveillance, mais aussi par un logiciel de rapport d'évènement. Le système de contrôle d'accès permet d'effectuer une surveillance limitée. Dans une majorité des cas, cette surveillance est principale dirigé vers les détenteurs de carte d'accès. Toutefois, dans d'autres situations, les visiteurs peuvent aussi être sujet à un tel contrôle.
La surveillance est un outil puissant et cette puissance est dérivé de l'habilité des acteurs institutionnels d'intégrer, de combiner et de coordonner les différents systèmes et leurs composantes (Haggerty & Ericson, 2006).
« Toute machine doit être mise en marche; elle doit fonctionner correctement; son utilisation doit être à la portée de celui à qui on la confie; l'information qui s'y trouve doit être valable; les caméras doivent pointer dans la bonne direction; la continuité de la garde des pièces à conviction doit être assurée si on veut pouvoir utiliser des preuves d'analyse biométrique. Bref, ceux qui utilisent les technologies de surveillance doivent avoir la compétence, le désir et la motivation nécessaires. » (Marx, 2006) [C'est nous qui soulignons]
Effectuer de la surveillance n'est pas nécessairement compliqué et les outils sont biens souvent accessible dû à une démocratisation des différentes technologies (Marx, 2006). Toutefois, il faut demeurer vigilent. L'utilisation des différentes technologies ne garantie pas qu'elles permettront d'assurer un meilleur contrôle social. L'agent de surveillance à une certaine capacité et n'est pas nécessairement en mesure de tout observer. Certaines activités échaperont à sa surveillance et permettront à leurs auteurs de s'en sortir.
 
CRI 6226 ÉCOLE DE CRIMINOLOGIE
UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL