La lutte contre le terrorisme
Le rôle des agences de renseignement et des agences policières |
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B. Les agences policières
Dans le contexte actuel, de la lutte contre le terrorisme, les agences policières ont contact immédiat avec le terrain et la population affectée. Aujourd’hui, ils ont non seulement la responsabilité de protéger les citoyens contre la criminalité, mais aussi de réagir face au terrorisme, que ce soit par la mise en application de modèles d’intervention proactives (prévention situationnelle, durcissement des cibles, protections des infrastructures, etc.) ou de mesures réactives comme la mise en place de protocole de gestion de crise en grande échelle (du «Homeland Security Policing»).
Ceci étant dit, dans cette section, nous aborderons différents modèles policiers proposés en réponse aux attentats du 11 septembre 2001. Nous présenterons, dans l’ordre, les modèles du «Community Policing», des «First Preventers», du «Homeland Security» et «Hybride» (public-privé). |
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1) «Community Policing» et la prévention situationnelle
Le premier modèle que nous avons choisi de présenté, est celui du «Community Policing» et la prévention situationnelle présenté par Clarke et Newman dans un article intitulé «Police and the Prevention of Terrorism». Les auteurs abordent l’idée que les agences de sécurité nationale ne peuvent plus travailler seul dans la prévention du terrorisme, ils doivent au contraire, travailler en partenariat avec d'autres organismes, publics et privés, mais surtout, ils doivent intégrer la police locale dans la lutte anti-terroriste.
Selon Clarke et Newman (2007), la police devrait répondre à deux objectifs, soit, de recueillir des renseignements sur d'éventuelles activités terroristes et de veiller à ce que les infrastructures vulnérables soient protégés adéquatement. Ainsi, une extension des principes de la police communautaire serait efficace pour servir la fonction de collecte de renseignements, tandis que la prévention situationnelle fournit un cadre utile pour protéger les infrastructures vulnérables.
Tout d’abord, selon les nécessités du modèle de police communautaire, les policiers doivent être affecté à un certain quartier afin qu’ils puissent y passer un temps considérable pour ainsi apprendre à connaître les citoyens et les commerces. Or, en prenant le temps de parler avec les habitants, des problèmes locaux et des individus suspect, les policiers sont en mesure de gagner la confiance des membres de la communauté. Ainsi, le policier peut, plus facilement, identifier des terroristes potentiels vivant ou opérant dans leur juridiction.
Dans un deuxième temps, la police doit comprendre la nature de la menace s'ils désirent formuler un plan pour protéger des cibles du terrorisme. Des recherches sur la prévention situationnelle ont montrées que les voleurs sont attirés par les caractéristiques particulières de certains produits alors que d’autres caractéristiques ne les attirent pas autant (Cusson, 2007). Similairement, les terroristes doivent choisir la cible de leur attaque en fonction de caractéristiques telles que l’argent, la localisation, l’accessibilité et plus encore (Clarke et Newman, 2007). L'évaluation de la menace se résume, par les auteurs, à l’acronyme EVIL DONE (Exposed, Vital, Iconic, Legitimate, Destructible, Occupied, Near, Easy). Ainsi, des mesures de prévention situationnelle, telles que la télésurveillance, le contrôle d’accès et le «target hardening», auraient la capacité à dissuader les terroristes. Clarke et Newman se permettent cette comparaison car ils conçoivent les terroristes comme des criminels ordinaire, toutefois, ce n’est pas tous les auteurs qui sont d’accord avec cette idée. En effet, d’autres auteurs affirment plutôt l’inverse en mentionnant, non seulement que, «contrairement au crime conventionnel, où l’objectif ultime est presque invariablement d’amasser de l’argent, les activités menaçants la sécurité nationale sont toujours le produit d’un contexte sociopolitique particulier» (Leman-Langlois et Lemieux, 2007 :345), le terroriste lui-même a des objectifs, des méthodes, un comportement, une mentalité qui le différencient du criminel commun (Leman-Langlois, 2007). L’exemple des attentats de Londres le 7 juillet 2005 démontre bien la difficulté à dissuader les terroristes dans la commission de leurs gestes. En effet, Londres est une des villes mondiale dont le système de caméra est le plus perfectionné (CCTV), impossible alors que les quatre terroristes ne sachent pas qu’ils étaient filmés. Or, le système de télésurveillance ne les a pas empêché de poser leurs bombes et de tuer 52 personnes et d’en blesser 700 autres. |
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Bien que ce modèle soit une option à considérer, plusieurs question demeurent sans réponse face à, la place de la police communautaire dans le rôle du «surveillant», l’efficacité des mesures de prévention situationnelle. Tout d’abord, les valeurs de la police communautaire ne correspondent pas avec les tâches que Clarke et Newman (2007) leur imposent. Qu’arrive-t-il aux valeurs sociale qui sont encouragées par la police communautaire lorsque les policiers se mettent à faire de la collecte de renseignement. Les citoyens ne deviennent plus un collaborateur dans la lutte contre le terrorisme, mais plutôt un outil (comme la source d’un agent-infiltré). Une fois le sentiment de collaboration abîmé, la communauté risquerait de fermer les voies de communication avec la police. Dans un deuxième temps, l’efficacité des mesures de prévention situationnelle et du durcissement des cibles à peut-être été démontré pour les criminels réguliers, par contre cela n’est pas le cas pour les terroristes. Pour ces derniers, ce n’est pas la mise en place de caméras de surveillance ou de détecteurs de métal qui vont le dissuader de commettre ses gestes. De ce point de vu, les mesures de prévention situationnelle deviennent un fardeau monétaire pour les citoyens. |
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2) «First Preventer» et le modèle Compstat
Les policiers locaux sont souvent considérés uniquement comme des intervenants de première ligne alors qu’en réalité, ils ont le potentiel d’être bien plus que ça, ils devraient être considérés comme des «First Preventers». Avec environ 700 000 officiers de polices aux États-Unis (versus seulement 12 000 agents de FBI), les policiers au niveau local ont bien plus de chance de venir en contact avec des terroristes éventuels. C’est aussi la police locale qui doit, le plus souvent, faire suite aux informations provenant de la communauté. Ainsi, Bratton et Kelling (2006), propose un modèle similaire à celui de Clarke et Newman (2007) et insiste que la police locale devrait être impliquée dans la lutte contre le terrorisme par la création d’un environnement hostile pour les terroristes. Leur vision du modèle policier le plus efficace ressemble plus au concept de l’«Intelligence-Led Policing» avec l’application d’outils de gestion tels que Compstat.
Selon eux, la police devrait être incluse dans les stratégies anti-terroristes puisque la présence de policiers dans nos communautés les sensibilise aux anomalies et produit des données sur les activités terroristes qui ont une valeur pour les autres agences de sécurité nationale. En effet, «only an effective local police establishment that has the confidence of citizens is going to be likely to hear from a local merchant, in a part of town containing a number of new immigrants, that a group of young men from abroad have recently moved into a nearby apartment and are acting suspiciously» (Bratton et Kelling, 2006 : 2), et la police local est sans doute la mieux équipé pour comprendre comment protéger les libertés civiles tout en étant capable de poursuivre des pistes d’enquêtes légalement. |
 Aussi, les corps de police locaux sont en mesure de créer un environnement local hostile pour les terroristes selon la théorie du « broken-window». La création d’un environnement hostile pour les terroristes se fait à travers la présence policière dans les rues de la communauté, la mise en place de système de télésurveillance, de contrôle d'accès, et de durcissement des cibles (ou « target hardening»). En plus de ces mesures, la décentralisation du pouvoir des postes de quartier (tel que proposé par l’approche Compstat) servent à rendre l’environnement plus hostile.Or, même si cela n’est pas une mauvaise idée d’impliquer les agences policières locales dans la lutte contre le terrorisme, si ce n’est que pour l’avantage numérique que cela apporte sur le terrain, certains obstacles surviennent. Par exemple, la mise en place de mesures de sécurité comme Bratton et Kelling le propose, demeure une stratégie sur lequel les chercheurs ne sont pas tous d’accord. Par exemple, Lum (2006), dans une méta-analyse sur l’efficacité des mesures de sécurité passive, arrive à la conclusion qu’il n’y aurait pas de preuve statistique que les mesures de fortification aient un impact réelle sur la prévention du terrorisme. Au contraire, Poland (2005) affirme que, lorsque les mesures de sécurité aéroportuaire furent adoptées sérieusement par les compagnies aériennes et les aéroports, le nombre de détournement d’avion fut réduit de 65%. Le problème, selon Poland, est plutôt en lien avec l’effet de déplacement. Or, puisque le concept de vulnérabilité est proportionnel à son environnement, si des mesures de sécurité sont mises en œuvre sur une cible, cela laisse inévitablement d’autres cibles à risque plus élevé. |
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3) «Homeland Security Policing»
Le modèle suivant a été proposé dans un article écrit par Willard M. Oliver (2005) et tente principalement d’offrir une solution à la nécessité d’avoir une collaboration entre les différents niveaux de gouvernement.
La fonction policière, sous ce nouveau modèle, serait marquée par une concentration plus accrue sur le contrôle de la criminalité, puisque c’est à travers ce contrôle que les menaces potentielles sont démasquées. De plus, en intégrant des fonctions anti-terroristes aux corps policiers, comme l’évaluation de la menace locale et la protection des infrastructures essentielles, la collecte de renseignement et le partage de ce renseignement entre les agences gouvernementales, il serait possible de réduire les vulnérabilités face à une attaque terroriste future. Par exemple, le «Millenium Plot» fut empêché lorsqu’Ahmed Ressam tenta de traverser la frontière Canadienne-Américaine. À l’époque, l’agent des douanes décida de procéder à une fouille de son véhicule puisqu’il trouvait que Ressam avait une allure suspicieuse et particulièrement stressée, et trouva les matériaux nécessaires à la fabrication d’une bombe caché dans l’espace réservé à la roue de secours.
La conception organisationnelle des agences policières semblerait entraîner un autre balancier du paradigme structurel, afin de revenir à la conception centralisée. Ceci n'est que partiellement le cas. En réalité, malgré que l'ère du «Homeland Security Policing» implique une organisation plus centralisée, en particulier dans le traitement des informations en provenance des relations intergouvernementales et du partage de l'information, en premier lieu ce modèle impliquerait une centralisation du processus décisionnel (Oliver, 2005). Par contre, l'exécution réelle, comme durant l’ère du «Community Policing», impliquerait une approche flexible et décentralisée ressemblant beaucoup à ce que Bratton et Kelling (2006) suggérait avec la mise en application du modèle Compstat. C’est le partage interne de l'information qui alimentera la centralisation des décisions, mais ce sont les patrouilleurs qui auraient le pouvoir décentralisé d’exécuter ces décisions sur le terrain.
En ce qui concerne les tactiques et la technologie, ceux-ci constituent peut-être l'un des domaines les plus critiques en raison de la nature de la tâche, et l'un des concepts où la police est les plus déficitaires. C’est pourquoi, bien que pas totalement étrangère aux agences policières, si ce modèle est pour être efficace, il faudrait plus de formation et d'éducation sur les concepts tels que, l'évaluation de la menace, la collecte et la transformation du renseignement, ainsi que sur le développement de protocoles de gestion de crise à grande échelle et la protection des infrastructures essentielles.
Le modèle du «Homeland Security Policing» vise des résultats similaires au modèle du «Community Policing» comme la lutte contre la criminalité, la satisfaction des citoyens et la qualité de vie. Toutefois, l'accent principal, de ce nouveau modèle, serait la sécurité des citoyens et les méthodes de lutte contre le terrorisme visant à faire diminuer les risques d’une attaque ultérieure. Bien que la prévention de la criminalité soit également un objectif visé, la prévention de futurs actes terroristes devrait être le nouveau défi des agences policières selon Oliver (2005).
Bien évidemment, un changement dans le modèle policier, comme celui proposé par Oliver (2005) entraîne plusieurs obstacles. Tout d’abord, comme nous l’avons mentionné plutôt, un retour à une centralisation du renseignement nécessiterait la mise en place de système de protection contre les abus de pouvoir potentiels. Aussi, les nouveaux pouvoirs assignés aux policiers dans le modèle du «Homeland Security Policing» poseraient une certaine menace aux droits et libertés des citoyens, toutefois, en assurant une responsabilisation des policiers à l’égard de leurs gestes, cette menace serait réduite à un niveau acceptable. De plus, les nouveaux policiers qui seraient engagés dans le cadre de ce modèle, devraient être familiers avec l’usage des technologies et le processus du renseignement, puisque une partie de leur travail nécessiterait une communication entre les différentes agences. Selon, Oliver (2005), ces obstacles ne sont pas insurmontables, il suffit simplement de bien assurer l’implantation graduelle du modèle. |
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4) Le modèle «Hybride»
Le dernier modèle que nous avons choisi de présenté, est celui du modèle hybride qui intègre typiquement deux genres d’acteur, soit les agences policières publiques et les compagnies de sécurité privée. Dans un article intitulé «Terrorism & Public Safety Policing», James F. Pastor fait état de l’arrimage public-privé qui risque de se dessiner dans l’univers de la sécurité public à la suite des attentats sur le WTC.
Il a longtemps été un dicton, à l’intérieure des agences policières, que le niveau optimal de sécurité serait de disposer d'un agent de police à chaque intersection. Cet objectif, malgré le fait qu’il est considéré souhaitable, est bien évidemment inaccessible. Toutefois, un modèle hybride qui combinerait les forces policières publiques ainsi que les compagnies de sécurité privé est un pas dans cette direction. Ce nouveau modèle de police mettrait l'accent sur des nouvelles méthodes tactiques, la technologie ainsi que des fournisseurs alternatif de services de sécurité, tels que les agents de sécurité engagés dans les centres commerciaux, et remplacerait le modèle actuel de «Community Policing», car avec la menace terroriste qui se fait sentir, ce dernier deviendra insoutenable. Afin de démontrer l’importance du privé dans la lutte contre le terrorisme l’exemple suivant est de mise. En effet, lors des attentats terroristes du 11 septembre 2001, «les premiers intervenants qui organisèrent l’évacuation des tours jumelles ne furent ni les policiers ni le pompiers de la ville de New York, mais bien les agents de sécurité du propriétaire (Silverstein Properties) et des entreprises occupant les immeubles» (Dupont, 2007 :280). Il devient, dans ce contexte, peu difficile de concevoir un modèle hybride qui associe, de manière systématique, les agences de sécurité privée et la police publique dans les initiatives de prévention et de lutte contre le terrorisme.
Alors que les services de police publique se voient réduire leur budget, les entreprises de sécurité privée ont considérablement élargi leur taille relative et leurs champs d’application. Simplement dit, les agences policières publiques devront devenir plus rentables s’ils désirent satisfaire la demande croissante, de la part des citoyens, pour une sécurité plus accrue. Si la direction ne peut résoudre cette limitation par le biais d’initiatives de gestion et de réorganisation, alors il sera nécessaire de réévaluer les types et les niveaux des services offerts à la communauté et de se questionner sur la possibilité de contractualiser certaines fonctions. Or, avec plus de 2 millions d’agent de sécurité actif au États-Unis actuellement, le secteur de la sécurité privé est bien placé pour pallier à l’augmentation de cette demande. En effet, les chiffres présentés dans le tableau suivant démontre les dépenses effectuées aux États-Unis (en billion $), pour chaque secteur au courant des années 1981, 1991 et 2000. |
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(en billion $) |
Secteur Public |
Secteur Privé |
1981 |
13.8 |
21.7 |
1991 |
30.0 |
52.0 |
2001 |
44.0 |
104.0 |
| * Pastor, J. F. (2005). "Terrorism & Public Safety Policing." Crime and justice international 21(85): 4-8. |
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Jusqu’à présent, les services de police publique ont misés sur les nouvelles technologies pour les aider dans l’accomplissement de leur tâche de prévention de la criminalité, mais devant la menace terroriste, ces technologies ne sont pas aussi efficaces qu’un individu ayant des capacités de résolution de problème. En effet, alors qu’une caméra installée sur un coin de rue sera dissuadera potentiellement un criminel, cela n’est pas aussi évident dans le cas d’un terroriste motivé par autre chose que la simple acquisition d’un objet de valeur. Selon ce modèle, les policiers sont en mesure d’aider à prévenir une attaque terroriste futur, mais ils ne peuvent pas être partout à la fois, c’est pourquoi, ce dont nous avons besoin c’est d’avoir plus de «yeux» sur la place publique (Pastor, 2005), d’où l’idée de déléguer une partie de la fonction policière à des agences privées. En effet, ces agents, engagés à titre de para-policier, se verraient assigner des tâches de maintien de l’ordre. L’utilisation de patrouilles de sécurité privée a son corollaire, à la fois dans les professions juridiques et médicales. Lors de leur implantation, il y déjà près de trente ans, beaucoup de professionnels, dans les deux secteurs mentionnés, considéraient l’utilisation d’employés paramédicaux et para-légaux comme une offensive et même une intrusion dangereuse dans les normes de l’industrie. Or, il est bien évident aujourd’hui que les paramédicaux et les para-légaux contribuent à offrir des services aux clients que leur homologue professionnels ne sont pas en mesure d’assurer, et ont ainsi contribué, au contraire, à un maintient des standards professionnels.
Finalement, il est important de mentionner que ce modèle a, lui aussi, quelques limites. Dans un premier temps, malgré le fait que ces deux groupes ont beaucoup à s’offrir, ils ne sont pas toujours confortables de travailler en collaboration et les relations peuvent parfois être tendues. La police critique les entreprises de sécurité privée pour leurs normes inférieures en matière d’enquête de sécurité et de formation. Dans un même temps, les agents de sécurité conçoivent la police comme une groupe élitiste et prétendent que les policiers ne se préoccupent pas du domaine de la sécurité jusqu’à ce qu’ils soient à la recherche d’un emploi post-retraite (Purpura, 2007). Or, le manque de formation des agents de sécurité privé est une limites relativement facile à régler, toutefois, les questions soulevées par la privatisation de ces arrangements, telles que le potentiel d’un système policier à deux voies, constituent une critique qui ne peut être négligée.
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