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La lutte contre le terrorisme
Le rôle des agences de renseignement et des agences policières


Par Tara Browne

 

Introduction

À travers le monde, des attentats terroristes sont perpétrés presque quotidiennement, sans toutefois atteindre le continent nord-américain, du moins avant le 11 septembre 2001.  En effet, mise à part les actes terroristes ayant été commis en lien avec le Front de libération du Québec dans les années 70’, la première tentative sur le World Trade Center en 1993 et l’attentat de Oklahoma City en 1995, le Canada et les États-Unis ont été relativement bien à l’abri, ceci n’est pas de dire que les autorités compétentes on su nous «protéger» adéquatement, mais plutôt qu’ils ont été en mesure de maintenir notre sentiment de sécurité à un niveau satisfaisant. 

Nombreux sont les auteurs qui ont élaboré sur les questions de définitions, de typologies, de stratégies anti-terroriste, et à ce jour, nous ne sommes toujours pas en mesure de statuer sur ces thèmes. En effet, le terrorisme reste un concept compliqué sur lequel les auteurs sont loin d’arriver à un consensus. Plus encore, un débat se déroule actuellement sur les stratégies anti-terroristes que les gouvernements devraient mettre en place afin de conter la menace. Certains auteurs prônent la prévention situationnelle alors que d’autres supportent l’idée que le terrorisme est un fléau bien plus complexe qui nécessite une réponse sociopolitique intégré.  Néanmoins, deux choses sont certaines, l'impact social d’une attaque terroriste, sur les citoyens, ne peut être surestimé, et les gouvernements démocratiques doivent répondre à la nature de la menace potentielle que pose le terrorisme.  Quelques questions demeurent : Comment s’y prendre? Quelle forme devrait prendre la structures des agences de renseignement afin d’être le plus efficace possible dans la lutte contre le terrorisme (centralisée ou décentralisée)? Quel lien devrait avoir les agences de sécurité nationale avec la police locale? Et quel modèle policier est le mieux équipé pour répondre à la nouvelle demande de prévention?

Depuis que le terrorisme contemporain fut sa première apparition sur la scène mondiale, à la fin des années 1960, la réponse gouvernementale a été moins que satisfaisante (Poland, 2005).  L’absence d’une réponse intégrée a été particulièrement frappante lors des attentats perpétrés contre le World Trade Center (WTC) à New York et le Pentagone le 11 septembre 2001.  Le résultat a été un examen critique des stratégies anti-terroriste et des politiques gouvernementales dans le but de trouver une réponse viable à la menace croissante du nouveau terrorisme.  Ainsi, le but de cet article est de donner une vue d’ensemble des différentes structures des agences de renseignement et des agences policières afin de comprendre les dynamiques qui s’imposent et les options qui s’offre à nous en matière de terrorisme.  Dans un premier temps, nous discuterons de deux paradigmes de la structure du renseignement criminel et de sécurité et tenterons de comprendre les enjeux de chacun, puis nous aborderons les stratégies policières dans la lutte contre le terrorisme. 
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A. Les agences de renseignement
            1) Criminel vs. Sécurité
            2) Centralisée vs. Décentralisée
B. Les agences policières
            1) «Community Policing»
            2) «First Preventers»
            3) «Homeland Security Policing»
            4) Le modèle «Hybride» (public-privé)

 

Conclusion

Dans cet article, nous nous sommes penchés sur plusieurs questions en lien avec les stratégies anti-terroristes et le rôle des agences de renseignement et des agences policières.  Ce que nous avons remarqué c’est que chaque stratégie de lutte contre le terrorisme contient à la fois des avantages et des inconvénients,  ce qui est important de savoir alors, c’est comment mettre le tout en application.  Ainsi, nous nous somme concentré sur la structure, soit centralisée ou décentralisée, des agences de renseignement criminel et de sécurité pour finalement se rendre compte que rien ne fonctionne à 100%.  En effet, la structure décentralisée, alors qu’elle permet de minimiser le potentiel d’abus, elle rend la tâche de collecte, d’évaluation, de saisie, d’analyse et de dissémination excessivement redondante entre les agences.  À l’inverse, la structure centralisée tente de réduire la multiplication des fonctions, cela au détriment d’un environnement propice au débat et à la différence d’opinion.  Quoi faire de la situation du 11 septembre 2001?  Les agences se font critiquer pour leur manque de collaboration, mais c’est justement cette différence de philosophie et de fonctionnement qui a permis à la FBI de fournir des éléments clé («Phoenix Memo» et mandat de fouille des effets personnels de Zacarias Moussaoui).  En fait, il est nécessaire d’encourager les acteurs à travailler en collaboration, toutefois, il faut se rappeler que «collaboration» n’est pas synonyme de «centralisation». 

Aussi, les autres questions que nous nous somme posées dans le cadre de cet article sont en lien avec la relation que devrait entretenir les agences de sécurité nationale avec la police locale, ainsi que le modèle policier le plus approprié pour répondre à la menace.  Parmi les modèles que nous avons présenté, ce qui manque le plus souvent est une évaluation de l’efficacité.  Trop souvent, des modèles (ou méthodes) sont présenté comme étant la solution à tous les problèmes.  Une fois de plus, chaque modèle a ses forces et faiblesses, et celle-ci doivent être considérées attentivement avant de pouvoir statuer sur l’efficacité réelle.  Néanmoins, il est compréhensible que les autorités se doivent d’agir et ce, rapidement pour répondre aux demandes des citoyens.  Toutefois, cela n’excuse pas le fait que les stratégies anti-terroristes semblent parfois être mises en place uniquement pour satisfaire le grand public sans avoir été préalablement considéré avec rigueur empirique.  Une chose est certaine, c’est que les agences de renseignement devraient inclure les agences policières dans la lutte contre le terrorisme, et devraient encourager, avec eux, la même collaboration qu’ils ont à l’intérieur même de leur agence.  Une mesure intégrée qui combine les forces de chacun nous semble être la meilleure solution, reste à voir ce que le gouvernement et les agences pensent de tout ça.

 

Références

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CRI 6226 ÉCOLE DE CRIMINOLOGIE
UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL