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TRAVAUX |
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Le
cours comprend 3 évaluations, dont un examen final (pour 40% de la
note) dont la date sera annoncée en temps et lieu, mais qui devra
tomber entre le 11 et le 22 décembre 2001 (date définitive:
le mardi 18 décembre de 13:00 à 16:00, au B-2245).
L'examen portera sur l'ensemble de la maitière et des lectures obligatoires (celles qui sont notées
dans le plan de cours). Il consistera en 4 questions valant chacune 10%. Le type de question sera comparable à
celui que vous trouvez ci-contre. L'examen tentera de couvrir les quatre niveaux d'analyse du cours: le crime,
le criminel, la réponse au crime et la pensée au sujet du crime.
Les deux autres évaluations sont de courts travaux (5 à 6 pages) qui devront répondre à
une question précise qui vous sera donnée durant le cours et affichée ci-contre 2 semaines
à l'avance. |
Premier
travail
Question:
expliquez pourquoi,
durant la Renaissance, le judiciaire s'impose lentement comme moyen de régler les contentieux interpersonnels.
Le premier
travail fut un franc succès, bravo à tous. La moyenne est de 73%. Voir mes commentaires dans le forum
et profitez-en pour ventiler si nécessaire. |
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Second
travail
Question :vous avez dans
votre recueil de textes un extrait du livre de Michel Foucault, Surveiller
et punir. Comparez
et contrastez les paroles des gens de l'époque telles que Foucault les rapporte à ce que vous savez
de la philosophie pénale «classique», qui a donné lieu aux réformes de la fin
des Lumières et placé la prison au centre de la réponse au crime (attention : ceci n'est pas
une question sur la prison elle-même mais bien sur la façon dont on la conçoit).
Félicitations,
la moyenne du second travail est de 77%, ce qui est remarquable. |
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DIRECTIVES |
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Contenu :
il s'agit d'une dissertation. Vous devez articuler une réponse logique et complète et la démontrer
à l'aide de vos lectures et d'informations reçues au cours (ainsi que de sources extérieures,
bien sûr). Toutes vos affirmations doivent être
claires, nécessaires à l'argumentation, explicites et supportées. Il n'est absolument pas
important d'être d'accord avec votre professeur ou avec les lectures (ces lectures se contredisent souvent,
d'ailleurs). Ce qui importe est votre argumentation, et non votre point de vue; soyez donc économes dans
l'expression de ce dernier. Ceci n'est pas un pamphlet. La qualité littéraire
de votre texte n'est pas une priorité, mais une syntaxe et/ou orthographe bâclés vous coûteront
10%.
Faites une introduction qui situe le problème, tout en évitant les lieux
communs (les
évidences et les clichés). Le corps du texte sera divisé en sections claires correspondant
aux éléments de votre réponse. Ces sections doivent se tenir en un tout, le style «
liste d'épicerie » est à proscrire. Votre conclusion ne répétera pas le corps
du texte -- c'est inutile dans un texte si court -- mais servira à nouer les fils de l'argument et à
le localiser dans le présent, c'est-à-dire à montrer comment ce dont vous venez de parler
peut être utile aujourd'hui. Vous pouvez également y soulever des questions additionnelles qui vous
semblent intéressantes.
Tout plagiat vaut la note 0 et votre cas sera rapporté à la Faculté. Si vous paraphrasez,
notez vos sources. Évitez les citations et paraphrases interminables. Important : vos références
et votre bibliographie doivent suivre les standards des sciences sociales. |
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Format :
votre travail doit faire entre 5 et 6 pages, imprimées à interligne et demie sur du papier blanc
ordinaire, paginé, avec des marges gauche, droite, haut et bas de 2-3cm. Vos références peuvent
aller sur une page additionnelle. Assurez-vous que votre imprimante fonctionne correctement. Les documents illisibles
seront rejetés. Votre travail doit être simplement broché. Évitez
les trombones, et ne mettez aucune forme de couverture plastifiée.
Ne faites pas de page titre; écrivez votre nom, code permanent et la date en haut à gauche de la
première page, ainsi que «École de criminologie, CRI 1001» en haut à droite. Mettez
ensuite votre titre et commencez immédiatement. |
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GUIDE
DE CORRECTION DE L'EXAMEN |
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Attention: ce guide contient
les grandes lignes de réponses possibles et acceptables à l'examen. Il y a plusieurs façons
tout aussi valables de les présenter. Même si vous n'avez pas tous les éléments identifiés
vous ne devez pas en conclure que votre réponse est fausse. À la fois, la simple présence de ces éléments
n'est pas suffisante: il faut les avoir liés entre eux et décrits suffisamment.
Ces «réponses» vous sont données simplement pour que vous puissiez vous faire une idée
générale du contenu auquel je m'attendais. |
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Question
1
«Comparez
la Lieutenance générale de police de Paris formée sous Louis XIV (1666) et la London Metropolitan
Police de Sir Robert Peel (1829). Incluez certains aspects socio-politiques susceptibles d’expliquer les différences
identifiées.»
1) Paris: vise problème
de l’anonymat et de la sédition (politique). La police sert à informer et à protéger
l’État. La criminalité est un but secondaire (mais attention: pas « négligé »).
L’agent de police est secret, ne porte pas d’uniforme, épie.
2) Londres: Police d’ordre. Vise la prévention du crime, tente de s’intégrer à la population
au sens d’un effort commun contre la criminalité. Porte l’uniforme et se plie à des directives. Se
mesure par l’absence de crime et non par les arrestations. Est un service à la population et non à
l’État.
3) Pourquoi: en France la police est le résultat d’une décision absolue du roi, alors qu’en Angleterre
elle est le fruit d’un procédé démocratique. La population anglaise avait du mal à
adopter une institution comme la police de Paris, qui est essentiellement une application directe du pouvoir de
l’État sur le citoyen.
Bonus: Bentham comme inspiration de Peel; d’Argenson comme organisateur principal de la police de Paris; souligner
qu’on invente aussi à Paris l’adresse civique et l’illumination des rues; dire que la police au Canada vient
du modèle Peel; faire référence à l’Heuillet; utiliser (pertinemment) les expressions
«haute police » et « basse police ». |
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Question
2
Durant le 19e siècle
la criminalité contre la personne et la criminalité contre les biens atteignent peu à peu
leurs niveaux actuels. Comment peut-on expliquer ce mouvement?
1) Chute générale
de la criminalité à partir de 1850 : démolition de quartiers criminalisés, professionnalisation
de la police, investissements massifs dans le système pénal.
2) Chute des crimes contre la personne et montée des crimes contre les biens : opportunités de vol
(explosion du commerce après la 2e révolution industrielle), baisse de la surveillance (augmentation
du travail à l’extérieur de la maison/ferme : usines, mines, etc.); l'anonymat fonctionne mieux avec
les vols contre les biens que pour les crimes de violence (les biens ne peuvent pas reconnaître leur voleur...).
Bonus : explication du fonctionnement du contrôle social officiel (police / tribunaux); faire un lien avec
le travail sur la prison; renvoyer à Foucault. |
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Question
3
Décrivez
le criminel selon les positivistes Italiens, et donnez quelques conséquences réelles et/ou possibles
de cette conception.
1) Criminel «
atavique » (je veux voir le mot et sa définition). Positivisme : empirisme + raison. Il s’agit d’une
approche déterministe (à définir). Positivistes Italiens font une sorte de positivisme : cherchent
une étiologie du crime dans la biologie. Ils ajoutent tout de même d’autres facteurs (sociaux, psycho).
2) Conséquences : la conviction qu’il faut s’en remettre à la défense ou protection
sociale (encore
une fois, je veux voir cette expression), puisqu’on ne peut pas faire grand chose pour réformer, réhabiliter,
dissuader ou guérir. Conséquence possible: réforme du code criminel (tentée dans les
années 30) où on remplace le juge par un expert; conséquence réelle: intégration
du diagnostic de dangerosité au code de procédure.
Bonus : Les noms: Lombroso, Ferri, Garofalo; la méthode de Lombroso; faire référence (valable)
au texte sur la femme criminelle; parler de dangerosité scientifique; noter que cette approche existe toujours
(somatotypes, génétique, etc.). |
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Question
4
Qu’avez-vous appris,
au sujet du crime et à celui du criminel, en étudiant l’Holocauste?
Attention : réponse
plus personnelle que les autres. Le style peut différer. Pas besoin de tout avoir ceci :
1) Le crime : comment reconnaître le « crime » dans un univers où la morale semble inversée?
(Expliquer). Le crime dans la rationalité instrumentale bureaucratique qui vise l’efficacité. Relativité
et faiblesse extrême des codes moraux qui définissent et fondent les lois et le crime. Inefficacité
des théories criminologiques conventionnelles devant l’Holocauste.
2) Le criminel : dans ce cas, le criminel est à la fois ordinaire (« banal ») et commet des
actes extrêmes (expliquer + décrire un peu). Il est rationnel, mais dans un contexte totalitaire (décrire
ce contexte = atomisation + fiction totalitaire + conformisme). Expliquer en gros le mécanisme de répression
de la moralité courante.
Bonus : se souvenir d'Arendt, la « banalité du mal »; avoir compris l’effritement des promesses
modernistes de Beccaria, Kant, Bentham (et des Lumières au complet) devant l’incapacité totale de
la rationalité à soutenir la moralité. |
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