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| TRAVAUX
ET ÉVALUATION |
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L’évaluation consistera
en deux travaux courts (5-6 pages, chacun pour 30% de la note globale) et
un examen final (40% de la note globale). Les travaux porteront sur les
textes lus durant le cours et devront en faire la critique dans le style
d’une revue spécialisée. Le premier travail doit faire une
synthèse comparative critique de deux ou plusieurs textes relatifs
au bloc 1, «facteurs individuels». Le second travail est de
même nature mais doit porter sur des textes du bloc 2, «facteurs
environnementaux».
L’esprit de synthèse et la capacité de relever les points
principaux de l’argumentation des auteurs seront indispensables à
la réussite. La pénalité de retard est de 10 % le premier
jour et 5% pour chaque jour supplémentaire, jusqu’à 5 jours
(incluant les jours de fin de semaine). Un français écrit
inacceptable pourrait vous coûter jusqu’à 10% de la note.
L’examen final se tiendra durant la période officielle des examens
et comportera quatre questions à développement sur l’ensemble
de la matière. |
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| REMISE
DES TRAVAUX |
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| Vous devez remettre vos travaux
le jour de tombée avant 17h:00. Il est préférable de
le laisser durant le cours, mais si c'est impossible il faut le confier
au secrétariat de l'École de criminologie (pavillon Lionel-Groulx,
4e étage). Pour de multiples raisons, aucun travail soumis électroniquement
ne sera corrigé. Si vous m'envoyez un travail sous forme électronique
pour prouver que vous aviez terminé à temps, afin d'éviter
la pénalité de retard, vous devez absolument remettre une
copie papier aussitôt que possible -- et cette copie devra être rigoureusement semblable au document électronique. À
la moindre différence la pénalité de retard standard
sera appliquée. |
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| DIRECTIVES |
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CONTENU
Pour comparer il faut d'abord s'assurer que les arguments de chacun des
textes visés sont exposés clairement et objectivement. Si
vous voulez donner votre avis gardez-le pour la conclusion. Votre analyse
doit faire appel à la version la plus juste et la plus défendable
du point de vue exposé dans le texte. Toutes vos affirmations
doivent être claires, nécessaires à l'argumentation,
explicites et supportées. Bien sûr il s'agit tout de même
de votre interprétation personnelle, et il n'est absolument pas
important d'être d'accord avec votre professeur ou avec les lectures
(ces lectures se contredisent souvent, d'ailleurs).
N'importe quelle comparaison risque de soulever des points qui sont compatibles
entre eux et d'autres qui ne le sont pas. Souvent la compatibilité
et l'incompatibilité ne sont que des apparences, au fond les choses
sont différentes. À vous de faire le ménage dans
tout ça.
Faites une introduction qui situe la problématique sur laquelle
vos textes se penchent, tout en évitant les lieux communs (les
évidences et les clichés, voir phrases rigolotes plus bas). Truc: trouvez-vous un titre. Si vous ne réussissez
pas à faire mieux que «premier travail» ou «facteurs
criminogènes individuels» c'est que vous n'avez pas de problématique,
et donc pas de fil directeur autour duquel comparer les textes -- et que
dans le meilleur des cas votre note va plafonner à 70%.
Le corps du texte sera divisé en sections claires correspondant
aux éléments de votre analyse. Ces sections doivent se tenir
en un tout, le style « liste d'épicerie » est à
proscrire. Votre conclusion ne répétera pas le corps du
texte -- c'est inutile dans un texte si court -- mais servira à
nouer les fils de l'argument et à le localiser dans le présent,
c'est-à-dire à montrer comment ce dont vous venez de parler
peut être utile aujourd'hui. Vous pouvez également y soulever
des questions additionnelles qui vous semblent intéressantes.
Tout plagiat (c'est-à-dire une «citation» ou même
une paraphrase sans référence) vaut la note 0 et votre cas
sera rapporté à la Faculté. Si vous citez ou paraphrasez,
notez vos sources. Évitez les citations et paraphrases interminables
-- ceci doit être votre travail et non celui des auteurs
que vous étudiez. Important : vos références
et votre bibliographie doivent suivre les standards des sciences sociales.
Barème: exposé
des textes: 40%; argumentation, logique et analyse critique, 40%; originalité
et intérêt, 20%. |
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FORMAT
votre travail doit faire entre 5 et 6 pages, imprimées à interligne
et demie sur du papier blanc ordinaire, paginé, avec des marges gauche, droite, haut et bas de 2-3cm. Vos références peuvent
aller sur une page additionnelle. Assurez-vous que votre imprimante fonctionne
correctement. Les documents illisibles seront rejetés. Votre travail
doit être simplement broché. Évitez les trombones,
et ne mettez aucune forme de couverture plastifiée.
Ne faites pas de page titre; écrivez votre nom, code permanent
et la date en haut à gauche de la première page, ainsi que
«École de criminologie, CRI 1511» en haut à droite.
Mettez ensuite votre titre et commencez immédiatement. |
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| EXAMEN |
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RÉPONSES
À L'EXAMEN, SESSION ÉTÉ 2002
Attention:
ces «réponses» visent simplement à donner une
indication du type d'argument possible. Il n'était pas nécessaire
de parler de tout ce qui est là; à la fois, d'autres éléments
pouvaient également être intéressants. En gros, il
fallait démontrer que vous aviez intégré les connaissances
présentées durant le cours et les appliquer à des
questions ordinaires.
Vos notes:
Groupe hiver 2002
Groupe été
2002 |
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Question 1:
Des peines plus sévère décourageraient-elles les
délinquants de persister dans leur agir illégal?
Réponse:
Oui, non ou peut-être. L'important est de supporter votre conclusion
avec les bons faits et les bonnes théories. Non: toutes les explications
déterministes, le faible contrôle de soi, l'effet pervers
criminogènes de la sévérité exagérée.
Oui: le choix rationnel, l'apprentissage par conditionnement. Les meilleures
réponses font le tour de la question avant de conclure.
Erreur à éviter:
dire «non» et partir sur un autre chemin pour décrire
ce qu'il faudrait faire. Là n'était pas la question. |
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Question 2:
Certains groupes socio-culturels semblent plus criminalisés
que d'autres. Pourquoi?
Réponse:
Pour bien répondre il faut faire référence aux théories
sous-culturelles (ex., Miller), aux conflits de culture (ex., Sellin).
Il est aussi nécessaire de placer les groupes dans les quartiers
où ils vivent, qui peuvent être désorganisés.
Enfin, mentionner la réalité d'un biais de surveillance
policière en défaveur des groupes marginaux et des quartiers
défavorisés. |
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Question 3:
Les délinquants ont-ils une personnalité criminelle?
Réponse:
Ici encore vous pouvez répondre oui ou non ou peut-être/ça
dépend. Primordial: montrer qu'on sait ce qu'est une personnalité
criminelle. Il faut mentionner les approches traditionnelles de la
personnalité criminelle et ses caractéristiques : labilité,
égocentrisme, agressivité (ex., Pinatel, Eysenck) et la
«personnalilté antisociale» du DSM. Vous pouvez parler
du «présentisme» en le plaçant dans son contexte.
LeBlanc et Fréchette avaient aussi beaucoup à dire au sujet
des déficiences des jeunes délinquants judiciarisés.
Erreur à éviter:
confondre «personnalité» avec «nature».
Affirmer qu'il existe une personnalité criminelle ne suppose pas
qu'elle soit présente à la naissance. Elle peut se développer.
Autre erreur à éviter:
dire «non» et expliquer ce qui cause vraiment la délinquance
(par ex., des facteurs environnementaux). Encore une fois, là n'est
pas la question. |
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Question 4:
Statistiquement parlant les jeunes filles sont responsables d'une proportion
négligeable de la délinquance. Alors pourquoi les étudier
(donnez au moins 2 raisons criminologiques)?
Réponse:
Choisir et expliquer une des raisons suivantes: explorer une résistance
aux facteurs de risque; réexaminer nos notions sur la violence
et la délinquance; étudier les perceptions et réactions
sociales différentielles; remettre en question certaines théories
développées à partir de l'observation de populations
masculines. |
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