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CRI
1511
DÉLINQUANCE ET FACTEURS CRIMINOGÈNES |
| Session hiver 2002; chargé
de cours: Stéphane Leman-Langlois |
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| COURS 11: CULTURES
ET CONFLITS DE CULTURES |
Vecteurs modernes de la culture
: télévision, jeux et cinéma. Conflits culturels.
Textes : Marcel Frydman
(1993), « La violence à l'écran », Télévision
et Violence, Charleroi, EMPC, 39-56.
Thorsten Sellin (1938), Conflits de culture et criminalité, Paris,
Pedone, (1984), 67-109. |
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A. INTRODUCTION
Nous sommes passés
d'un contexte individuel (premier bloc) à des contextes ou environnements
de plus en plus larges : famille, école, groupe de pairs, culture,
société en général. L'échelle de
notre carte routière est de plus en plus grande.
Nous voyons aujourd'hui l'environnement socio-culturel qui entoure le
groupe de pairs, l'école qu'ils fréquentent et le quartier
où ils vivent.
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B.
LES MÉDIAS
Trois types : Information,
fiction, jeux (Frydman note une différence entre fiction et info,
mais elle n'est pas claire). Depuis la commission étatsunienne
sur la bande dessinée dans les années 50 ou la commission
Anglaise sur le matériel obscène (1960 : rapport best-seller)
les médias ont été le bouc émissaire préféré
du public et des politiciens parce qu'ils sont à la fois omniprésents
et centralisés / facilement identifiables. L'internet, jadis (!)
fragmenté, devient de plus en plus industriel et centralisé
à son tour (exemple: AOL/Time-Warner = accès, portail et
contenu). Sous la menace de contenu pornographique l'accès est
de plus en plus volontairement encadré par des entreprises
industrielles.
Les médias sont un des principaux véhicules de la culture populaire dont nous avons
parlé au dernier cours (l'autre véhicule étant les
gens eux-mêmes). Pensez-y : mis à part ce cours (et d'autres
si vous faites partie de la minorité de gens qui s'intéressent
de plus près à la criminologie), quelles sont vos sources
de connaissances sur le crime?
DONC, DEUX TYPES D'EFFETS
:
--la formation de notre compréhension du phénomène
crime.
--l'illustration intensive de certains crimes et de certains criminels.
Ceci, dès l'enfance.
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1.
apprentissage du phénomène crime. Formation des représentations
sociales de la réalité criminelle et du système de
justice.
A) médias déforment
la réalité de la criminalité
1) par leur foyer sélectif
(crime de rue)
2) par symbolisme (viol digne de nouvelle=...)
3) par fausse représentation (meurtres à Miami, 1990-97)
= Participent au sentiment d'insécurité
B) médias stéréotypent
le crime et le criminel
Et offrent au public une
réalité simplifiée qui permet d'avoir une opinion-minute
sur les problèmes sociaux dont la criminalité. Ils donnent
donc effectivement au public ce qu'il veut. Impasse majeure.
C) fonctionnement fondamental
des médias : passivité et conventionnalisme
Les médias d'information
ne sont pas intéressés à l'enquête ou à
la recherche. Noam Chomsky, ou Jacques Keable au Québec
: 1) les journalistes sont engagés pour leur «compétence»
à tirer de la nouvelle des événements, c'est-à-dire
précisément de déformer et de stéréotyper.
2) les journalistes n'enquêtent pas : ils vont à des conférences
de presse, suivent les politiciens et surveillent les services de nouvelles
et les communiqués de presse.
Richard Ericson, Visualizing
Deviance. (Visualizing deviance : a study of news organization;
1987, Richard Ericson, Patricia Baranek, Janet Chan, Toronto, UofT Press).
Les médias sont des «reproducteurs d'ordre social»,
c'est-à-dire qu'en illustrant la déviance ils enseignent
la conformité et la prévisibilité. Ils font ceci
en reconstituant (visualisant) des histoires criminelles à partir
de sources d'autorité (la police, surtout). Ils seraient donc
« socialisants » et non criminogènes.
Par ailleurs, les crimes
violents/sexuels sont surreprésentés par un facteur
de 20x. Les crimes qui dominent (introduction par effraction, vol
à l'étalage), évidemment, ne font pas de bonnes
nouvelles. Le crime médiatique doit être compris comme amusement (entertainment).
Aussi, Jean-Paul Brodeur (1991), «Policer l'apparence», Revue canadienne de criminologie
- Canadian Journal of Criminology, vol. 33, n°3-4, 285-332.
--Les médias sont un obstacle incontournable au travail
symbolique de la police sur la peur du crime.
7 aspects principaux des
médias : a) la sacralité (liberté de presse
couchée dans les droits fondamentaux. b) la puissance (difficulté de critiquer sans se buter à a). c) la légitimation (« droit de savoir » du citoyen). d) transformation
d'une demande interne (vente) en demande externe (droit du public).
e) fausse expertise. f) dénégation des bavures
(erreurs en page 13). g) absence de responsabilité / imputabilité.
Conclusion : qu'est-ce que
les jeunes apprennent dans les médias?
-l'appartenance au groupe
par l'exclusion du déviant
-une certaine image du système judiciaire (comme inefficace,
en général)
-ils apprennent à juger la gravité relative des actes
par surreprésentation du très grave (donc une possible
sous-estimation de la criminalité des actes moins graves)
-que la société dans laquelle ils évoluent est
hautement criminalisée
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2.Apprentissage
de la criminalité (comportements criminels et méthodes)
2 types d'apprentissage:
1. modèles directs
(imitables).
médias = peuvent porter à une IMITATION simple : deux
types,
a) imitation exacte d'un comportement, contagion, effet copy cat;
ces cas sont généralement spectaculaires et sont rapidement
réintégrés à la machine médiatique.
Il faut distinguer ceux qui copient les faits vus dans les bulletins
d'information et ceux qui copient les ouvrages de fiction.
Cas notoires : fiction : des jeunes ayant imité la scène
de l'autoroute dans le film The Program. Dans les nouvelles : flambée de fausses alertes, menaces, etc. après le massacre
de Columbine (Colorado). Ces cas sont extrêmement RARES.
b) imitation d'attitude,
c'est-à-dire une attitude violente générale, par
exemple. Beaucoup plus difficile à mesurer.
2. modèles indirects
apprentissage du social et de la nature des méthodes d'interaction
valables et efficaces. Encore plus difficile à mesurer.
En fait, la recherche sur le
lien médias-violence est un champ de mines méthodologique.
Problèmes :
1. Difficulté d'obtenir un échantillon réel + groupe
contrôle puisque justement la télé et les jeux vidéos
sont omniprésents.
2. En labo : plus la métho
est rigoureuse et la situation construite proche de la réalité
quotidienne, moins on constate d'effet.
Labo typique : Albert
Bandura. On montre à des enfants des scènes violentes
(en personne ou sur film) et on constate que ces enfants, dans leur
jeu subséquent, montrent plus de violence que les enfants du
groupe contrôle. La scène : un personnage frappe une
poupée en plastique au visage.
Autres labos : comme
on l'a vu dans le cours 6. Des
sujets sont exposés à des séquences de violence,
puis on observe leur utilisation d'une «machine à punir».
Ceux qui ont vu des séquences violentes utilisent plus le bouton
«punition».
Dernier labo typique : pose la question de l'habituation à la violence. On montre
à certains jeunes une scène violente. Puis on leur demande
de surveiller d'autres jeunes qui jouent, puis commencent à
se chamailler, et on mesure le temps qu'ils mettent à avertir
l'adulte responsable. Il semble que ce temps soit plus long pour les
jeunes qui ont vu la scène violente. Mais est-ce une habituation
ou insensibilisation, ou simplement un ajustement de l'échelle
de gravité relative? Y a-t-il une différence entre les
deux??
Labo moins typique :
Stanley Milgram. Expose ses sujets (qui ont répondu
à une petite annonce dans les journaux) à 4 courts films.
L'histoire : Le personnage principal vole l'argent d'une urne dans
une église. Dans la séquence 1, il se fait prendre et
emprisonner; dans la deuxième, il s'échappe. Dans la
troisième il pense à sa famille et change d'idée.
Le 4e film montre une scène sans contenu normatif.
Après la projection
du film, les sujets sont invités à se rendre dans un
immeuble un peu plus loin, au 23e étage, pour réclamer
leur prix (une radio portative). En arrivant au bureau désigné,
ils voient un écriteau disant : «il n'y a plus de radios,
le bureau est fermé jusqu'à nouvel ordre.» Sur
la table se trouve une urne d'un organisme de charité, avec
de l'argent clairement visible à l'intérieur. Résultat
: aucune différence entre les sujets qui ont vu les séquences
1, 2, 3 ou 4.
Conclusion sur les labos
: l'effet du stimulus violent diminue rapidement dans le temps. Il cause
sans doute une excitation temporaire, sans plus. Problème majeur
: ne reflètent aucunement ni la vie quotidienne ni la production
médiatique réelle (se sont des extraits hors contexte,
sauf pour Milgram).
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Tiré
du film, The Matrix

©Warner Bros., 1999. Réal.: Andy et Larry
Wachowsky |
3. Problèmes énormes
liés à la définition de l'agressivité/violence,
à l'abstraction du contexte normal, et à l'approche
actuarielle des actes violents (sinon = théorie du film/littéraire).
Clips vidéo : scènes de The Matrix et de Apocalypse
Now. Réfléchir sur i. le contexte narratif de
la scène violente; ii. le contexte esthétique.
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| Question : le mot «violence»
regroupe des choses qui sont différentes. Est-il utile de
compiler simplement des sommes d'actes violents pour mesurer «la
violence» d'un film? |
Tiré
du film, Apocalypse Now

©Paramount, 1979. Réal. Francis Coppola |
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Trois recherches de Marcel
Frydman sur la violence au cinéma (1993)
Suit plusieurs élèves
du primaire sur plusieurs semaines. On présente aux enfants des
émissions (dessins animés au primaire) violentes avec
ou sans discussion avec les parents et/ou éducateurs. 1) L'effet
est à court terme seulement (une semaine). 2) La violence
résultante est surtout verbale. 3) La discussion (donc,
mise en contexte) déjoue les effets de la violence apprise.
Ceci vient donc renforcer
l'idée que c'est moins l'illustration de la violence que
sa signification qui a un effet.
Étude de Leonard Eron, 1970-73. 3 700 jeunes suivis. Questionnaires sur habitudes
télé + délinquance révélée
= pas d'effet. Problème : pas de renseignement préalable
sur les jeunes en question : étaient-ils déjà agressifs?
S'ils écoutent tant de télé, peut-on en déduire
qu'ils sont négligés par leurs parents? Etc.
Étude de Jonathan Freedman, (méta étude, à publier chez UofT
Press) 200 recherches, 100 montrent un effet, mais extrêmement
faible.
Intérêt : l'idée d'apprentissage direct est extrêmement faible.
Par contre on voit se dessiner un effet à travers la construction
d'une culture où certaines choses sont permises ou non.
Intéressant de comparer avec texte sur le viol sur les campus
universitaires. Mais ceci est beaucoup plus flou et devrait tenir compte
de multiples facteurs. Les médias fournissent peut-être
des rationalisations ou neutralisations, qui peuvent être annulées
par la discussion et la mise en contexte du matériel.
Mais tout reste à
faire, et il faudra différencier fiction/réalité,
médias entre eux, contexte de la violence, etc.
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| C. THÉORIES
DU CONFLIT CULTUREL
1.
introduction
STATS CECM/CSDM depuis 1986,
moyenne, 35-45% des élèves d'origine ethnique autre (20
ethnies principales). 18% des écoles contiennent plus de 50%
(jusqu'à 90%) d'élèves de groupes culturels autres.
STATS PÉNALES États-Unis jeunes noirs (US Department of
Justice) : 15% de la population; 29% des arrestations, 42% des arrestations
pour crimes violents. Plus grande disproportion : vol à main
armée : 54%; plus petite : incendie criminel : 18%. Pour les
homicides, la disproportion GRANDIT depuis 1986.
Délinquance révélée : jeunes noirs moins
réticents à révéler leurs crimes graves
que jeunes blancs. Différence intéressante, mais pas assez
grande pour expliquer la disproportion officielle.
Le Canada a des statistiques semblables au sujet des jeunes Haïtiens,
Jamaïquains et Amérindiens.
POURQUOI certains groupes semblent
plus criminalisés que d'autres? En gros, il s'agit d'une combinaison
d'effets économiques et culturels pas au sens de Culture avec un
grand C, mais comme la connaissance du monde produite dans un contexte
local (ayant des éléments historiques, éducatifs,
prévalence de la violence, etc.). |
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2.
Walter Miller (1958): théorie conflictuelle
Pour Miller il existe plusieurs
différentes (sous-)cultures. Contrairement à Cohen (Corner
boys), Miller offre un modèle où deux systèmes
culturels s'affrontent. Même (dangereux) concept que celui de
«classe dangereuse» qui sévissait déjà
au débuts de la crimino. Par contre, intéressant du point
de vue de la création et du pouvoir des normes. Les classes défavorisées
n'ont pas accès aux normes conventionnelles.
La culture des milieux défavorisés/désorganisés/bloqués
génère la criminalité de gangs de jeunes. N'EST
PAS une sous-culture basée sur le rejet (Cohen), mais un système
autonome qui se révèle n'être pas entièrement
compatible avec le système des classes moyennes.
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Idée
schématique : Cultures incompatibles, selon Walter Miller
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SOCIÉTÉ |
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Classe
Moyenne (dominante)
règles
appartenance
actions |
Classe
autre (groupe X)
règles
appartenance
actions |
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non-conforme- |
-conforme |
| jugement/réaction |
jugement/réaction |
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conforme- |
-non-conforme |
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| jugement
devient loi |
jugement
reste local |
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6 facettes (pas tout à
fait des «valeurs») de ce système culturel :
1) Trouble
difficulté : comportement ou situation peut être conçue
comme amenant des difficultés avec les autorités ou les
évitant.
2) Toughness force, résistance, dureté,
machisme
3) Smartness astuce, capacité de rouler les autres
pour obtenir ce qu'on veut
4) Excitement danger, action, sensations fortes
5) Fate destin, manque de contrôle sur le cheminement
personnel
6) Autonomy indépendance vis-à-vis des contrôles
sociaux
Évaluation :
il semble bizarre d'affirmer que le système culturel de ces jeunes
puisse s'articuler en vase clos. Contraire de Cohen par son autonomie
: il semble ici que la culture délinquante / des milieux défavorisés
pousse toute seule.
--Aujourd'hui on rejette
le concept de classe tout en gardant certains concepts culturels qui
pourraient provenir d'un mécanisme d'association à la
Sutherland. Il faut voir plus petit, autrement dit. Le mot «culture»
donne peut-être trop une impression historico-poétique.
La culture, ici, est un phénomène LOCALISÉ.
--Les 6 facettes sont fortement correliées à la délinquance,
à travers les classes.
--Important : il s'agit bien de comprendre la « culture »
telle que vécue par les sujets. Racines de l'ethnométhodologie.
Utilité : nous
tentons d'expliquer la dynamique qui s'installe dans un groupe de pairs
criminalisés. Nous avons déjà parlé de la
dynamique du groupe au dernier cours.
En adaptant certains concepts ici on peut voir non seulement qu'une manière
de parler et de se comporter est définie dans le groupe et que
ses membres sont fortement encouragés à participer, mais
que cette définition provient largement d'un contexte social plus
large que le groupe. |
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3.
Thorsten Sellin : culture clash, choc des cultures pour les immigrés.
Objection typique : crimes
constants dans toutes les cultures (V. Cusson ci-haut). Mais l'idée
N'EST PAS que la conformité à une culture cause simplement
une déviance dans l'autre quoi que ceci puisse être le
cas à l'occasion. Plutôt : érosion des normes par
frottement. Le délinquant, en général, est l'individu
mal adapté à son propre groupe. Idée principale
: la culture contient des normes de conduite qu'il faut intégrer
et apprendre à respecter. Dans certains cas ceci peut être
difficile.
Conflit primaire :
conflit entre cultures étrangères l'une à l'autre.
Confine l'immigrant dans un ghetto géographique, culturel, social
et au niveau de l'emploi
Conflit secondaire : causé par un schisme / fraction interne.
Explication :
Générations
d'immigrants.
1) arrivants. Généralement limités aux ghettos
(pratiques = peu chers, langue; affectif = traditions, valeurs, nostalgie).
Souvent conservateur, a des normes solides qu'il impose autoritairement.
Identité forte et non-problématique. Facteur à
considérer : pour bien des immigrants leur migration est également
une URBANISATION : les immigrants sont souvent de souche rurale et atterrissent
en ville. Il y a aussi passage d'un concept de famille élargie
à celui de famille « nucléaire ». Enfin :
«adolescence» conceptualisée différemment
en Occident.
Les arrivants sortent éventuellement du ghetto avec arrivée
d'argent et intégration fonctionnelle (minimale). Fait important
: le crime ne les suit pas. Changement de vie? Cause la plus probable
: crime effet de la désorganisation sociale locale (écologie,
cours 11).
Mobilité des immigrants
: 1) quartiers fondateurs (arrivée. Toute autre
chose étant égale, ils y restent 5 ans au plus). Apprentissage
de la langue. Délabrement. Multiethnicité. 2) enclaves
ethniques (signe de d'ascension sociale. Culturellement non-diversifiés,
protégés). 3) quartiers d'éparpillement (le migrant se conçoit comme intégré. Déménage
dans un quartier de «groupe social / économique»
et non ethnique. Fin du besoin de support ethnique).
2) 2e génération.
Vit un conflit entre les normes parentales et les normes de la classe
moyenne étatsunienne (102...). Problème d'identité
qui peut être résolu de 4 façons: 1) marginalisation,
acceptation de l'identité négative. 2) assimilation.
3) retrait, séparation et glorification de l'ethnicité.
4) biculturalisme, intégration personnelle de valeurs
de sources différentes.
3) 3e génération.
Mieux intégrée, au point que l'ethnicité refait
surface comme recherche des sources.
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